Premiers travaux d’électricité !

Je l’avais dit, sans trop de précision, mais toute l’électricité de la maison est à refaire. En fait, c’était même précisé dans le DPE annexé au compromis de vente, le réseau actuel est vraiment ancien.

Avant de refaire les murs du sous-sol, il faut prévoir le circuit électrique. La première chose a été de faire un plan de l’existant. Pour cela, pas d’autre solution que de tester tous les disjoncteurs pour savoir quelles prises et quels éclairages y sont reliés, Avec quelques surprises : des prises du rez-de-chaussées sont connectées avec les circuits du sous-sol…

Il faut donc tout revoir. Même sans être des pros, on peut faire les choses proprement pour remettre tout aux normes : il y a des bouquins bien faits pour expliquer comment faire, sans compter toutes les vidéos YouTube etc, les ressources ne manquent pas !

1. Fin juin : la gaine technique

Plus exactement, la gaine technique de logement ou GTL. C’est le point central de l’installation. Le compteur actuel est placé juste derrière la porte d’entrée, une position centrale bien pratique que nous n’allons pas changer. Pour installer la gaine juste à côté, on commence par creuser une tranchée dans le mur avec le perforateur-burineur. Le mâchefer fait une poussière noire abominable, on n’oublie pas de couvrir ce qui traîne la deuxième fois 😃. Il faut quelques heures au perforateur-burineur pour creuser le mur de quelques centimètres seulement, pour ne pas trop l’affaiblir vu que c’est un mur porteur.

Il n’y avait pas beaucoup de place, on est très près de la porte — on espère que ça ne posera pas de problèmes lorsqu’on voudra la remplacer, mais il y aura toujours moyen de s’adapter. On pourrait demander à EDF de déplacer le compteur et le disjoncteur général dans la GTL, mais ce n’est pas franchement nécessaire, on pourra facilement faire une armoire qui couvre le tout.

Dans un premier temps l’objectif est de revoir l’alimentation du sous-sol.

2. Début juillet : tirage des câbles au sous-sol

La première chose, c’est évidemment de décider où mettre des prises, des interrupteurs, et l’éclairage. Ensuite, faire un plan, décider qui va sur quel disjoncteur… une fois cela fait, on peut passer à l’action ! Ici il faut aussi retirer pas mal de vieux câbles qui partent un peu dans tous les sens.

Les gaines sont de deux couleurs différentes pour distinguer l’alimentation de l’éclairage et des prises de courant.

Bon j’ai un peu honte, j’ai un diplôme d’ingénieur en électronique et je suis totalement incapable d’aider mon frangin là-dessus — l’électricité c’était pas vraiment mon truc, c’est pas pour rien que j’ai fait de l’informatique le plus tôt possible. Pourtant l’électricité ça a l’air marrant comme ça 😃.

3. Juillet-août : installation de la prise de terre

Et voilà la prise de terre : un câble (bleu 😱 !!!) branché sur une canalisation, pourquoi pas ! Elle n’est pour autant de mauvaise qualité, mais il va s’agir de mettre tout ça aux normes ! Une bonne prise de terre, c’est un piquet de 2 mètres enfoncé dans la terre. Et un câble de terre, c’est toujours jaune et vert.

Ce n’était pas simple d’en trouver un d’ailleurs… les grands magasins de bricolage proposaient tous 1m50, alors que la norme dit 2 mètres. Allez comprendre. Bref, mon a fini par en trouver un, vers fin juillet. Il l’a enfoncé dans un trou sous la chaudière, ce qui donne ça :

La grande question : est-ce que cette terre est bonne ou pas ? Comment le savoir ? Comme l’explique très bien ce site, une bonne prise de terre doit protéger les personnes contre les fuites de courant, et donc avoir une résistance la plus faible possible (le courant prendra toujours le chemin de plus faible résistance, ça je m’en souvient bien). Plus la résistance est faible, mieux c’est. Mi-août, par connaissance interposée, nous avons pu emprunter une machine qui permet de mesurer la résistance d’une prise de terre : un telluromètre. Pour mesurer la qualité de la terre, on plante deuxte autres petits piquets dans la terre à différentes distances de notre grand piquet de terre, dans le jardin. On les relie au telluromètre, ainsi que le câble de terre préalablement séparé du réseau. Puis on lance la mesure.

Cela prend un peu plus d’une minute avant d’avoir le résultat : des mesures en ohms en fonction de plusieurs fréquences. Ces mesures doivent être en dessous de 100 ohms pour être aux normes : victoire ! La plus grande mesure obtenue est de Z=81ohms, sachant que la terre est très sèche (ce qui n’aide pas). Pour une installation amateur c’est plutôt pas mal, non ?

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